« Le top 5 Uhrinstinkt 2021 »
Le charme de la mécanique plutôt que la précision électronique : de plus en plus d’amatrices d’horlogerie découvrent le remontage manuel traditionnel et se trouvent face à une offre de modèles toujours plus riche, dans toutes les gammes de prix. Pour vivre soi-même le romantisme et la nostalgie de ces garde-temps à remonter à la main, mieux vaut donc bien connaître le sujet – ou parcourir notre top 5 des montres femme à remontage manuel les plus appréciées. Bonne lecture !
Le Bauhaus dans toute sa perfection : Junghans Max Bill remontage manuel
Pour certaines, c’est l’amour du purisme ; pour d’autres, le rituel matinal du remontage. Une chose est sûre : l’émotion prime lorsqu’on choisit une montre femme à remontage manuel. Reste-t-il de la place pour des atouts pratiques ? Une question à laquelle la Junghans Max Bill remontage manuel (27/3702.04), fine et de 34 millimètres, répond avec aisance. Dépourvu de rotor, son calibre J805.1 à base ETA offre une réserve de marche suffisante de 42 heures et permet au boîtier en acier inoxydable une construction plate de 9 millimètres. Il en résulte un confort au porter remarquable, renforcé par le design Bauhaus bombé, avec son verre en plexiglas durci et sa lunette quasi inexistante.
Une recette à succès qui, depuis sa première présentation en 1961, fait partie de l’identité de la maison traditionnelle de Schramberg. Dessiné par l’architecte suisse Max Bill, le design original n’a guère été modifié au fil des décennies et s’exprime particulièrement bien sur cette montre femme féminine à remontage manuel. Tous les regards se portent sur le cadran noir poli, dont la typographie arabe évoque les Swinging Sixties et qui ne s’encombre d’aucune fonction supplémentaire. Trois aiguilles, un peu de matière luminescente et le bombé caractéristique suffisent à définir son allure. Celles qui souhaitent découvrir en personne ces montres femme à remontage manuel de la Forêt-Noire les trouveront à 695 € sur un bracelet en cuir épuré à boucle ardillon.
Légère comme une plume et ultraplate : MIDO Baroncelli Mechanical Limited Edition
La MIDO Baroncelli Mechanical Limited Edition (réf. M037.405.36.050.00) possède elle aussi des racines architecturales, mais paraît plus froide et plus moderne que la Junghans. Avec un diamètre de boîtier de 39 millimètres, elle se situe dans le haut de l’éventail des tailles féminines, mais compense ces dimensions généreuses par un poids plume de 47 grammes. À cela s’ajoute une hauteur de boîtier impressionnante de 7 millimètres, qui fait de ces 2020 exemplaires les montres MIDO mécaniques les plus plates jamais produites. On le doit à l’éprouvé ETA 7001, doté de 42 heures de réserve de marche et visible à travers un fond en verre. Visuellement, un contraste saisissant domine entre le revêtement PVD couleur or rose du boîtier et la laque noire du cadran.
Associé aux aiguilles et index également dorés, ce cadran garantit une lisibilité de premier ordre, souligne le côté traditionnel de la Baroncelli grâce à une petite seconde et rappelle la rareté de la série par l’inscription « Limited Edition » à 3 heures. Livrées sur un bracelet en cuir noir à boucle déployante, ces montres femme à remontage manuel coûtent 1 100 € et constituent un choix brillant pour celles qui apprécient les lignes minimalistes en grand format.
Calibre manufacture compris : NOMOS Glashütte Orion 33
En Saxe aussi, on sait que le remontage manuel s’accorde au mieux avec des designs simples et épurés. Peu de séries pourraient mieux le démontrer que la NOMOS Glashütte Orion 33 : disponible au choix avec un fond plein en acier inoxydable (réf. 321) ou un fond bombé en verre saphir (réf. 322), elle est le premier modèle de notre top 5 à être animé par un calibre maison. Il s’agit de l’Alpha à remontage manuel, épais de 2,6 millimètres seulement, qui offre 43 heures de réserve de marche et constitue une référence dans sa gamme de prix. Pour 1 460 € (321) ou 1 680 € (322), on obtient un mouvement presque entièrement développé, assemblé et décoré en interne, alors que d’autres fabricants recourent encore à des mouvements achetés à l’extérieur dans des gammes de prix nettement plus élevées.
Sous le verre saphir de leur face avant, ces montres femme arborent un cadran blanc argenté, les typiques aiguilles bleuies thermiquement et des index en or – et non dorés. Ces derniers sont certes très fins et ne demandent pas une grande quantité de ce précieux métal, mais ils illustrent parfaitement le souci du détail des horlogers de Glashütte et ne vont pas de soi dans ce segment de prix. La montre à remontage manuel est montée sur un bracelet en cuir velours beige, qui souligne à merveille le caractère délicat de ce garde-temps.
Beethoven au poignet : NOMOS Glashütte Tetra
Celles qui souhaitent remplacer le style sage de l’Orion par des touches exotiques de forme et de couleur devraient regarder de plus près la NOMOS Glashütte Tetra remontage manuel. Cette collection carrée s’est récemment enrichie d’une série de modèles spéciaux Beethoven intéressants, parus à l’occasion du 250e anniversaire du compositeur allemand. Notre favorite est l’édition « Fidelio » (réf. 449 avec fond en acier, 450 avec fond en verre), dont le cadran bleu foncé rencontre des index blancs – une combinaison contrastée et élégante.
Au poignet, ces montres femme à remontage manuel de 29,5 x 29,5 millimètres nous séduisent par leur grand confort, dû aussi bien au bracelet en velours gris qu’à la faible hauteur de 6,5 millimètres. Techniquement, ce modèle anguleux est identique à la NOMOS Orion et s’appuie lui aussi sur la puissance du calibre manufacture Alpha. Prix : 1 660 € avec fond plein et 1 880 € avec fond en verre saphir.
La catégorie reine du remontage manuel : Omega De Ville Trésor Master Co-Axial
La Omega De Ville Trésor Master Co-Axial (réf. 432.58.40.21.05.001) en or Sedna 18 carats nous montre à quel point une montre femme à remontage manuel peut être exclusive. Développé à Bienne, cet alliage offre une couleur plus profonde et une résistance aux rayures trois fois supérieure à celle de l’or rose classique, grâce à l’ajout de cuivre et de palladium. S’y ajoutent des dizaines de diamants sur la lunette et une nacre chatoyante sur le cadran, mais ces matériaux nobles ne sont pas le principal atout de cette Trésor de 40 millimètres.
Cet honneur revient au calibre maison Co-Axial 8511, dont le pont de balancier en or rouge et les arabesques Côtes de Genève typiques de la marque peuvent être admirés sans interruption grâce à l’absence de rotor. Même s’il n’atteint pas le niveau de finition des calibres Breguet ou Blancpain assemblés à la main, ce mouvement répond techniquement aux plus hauts standards du secteur :
60 heures de réserve de marche grâce à deux barillets montés en série et une résistance aux champs magnétiques de 15 000 gauss parlent d’elles-mêmes.
L’ensemble majestueux de la Trésor a un prix : 17 700 €. Ce bijou se situe ainsi bien loin des autres membres de notre top 5, mais partage, fait intéressant, le même purisme que les modèles plus abordables. Trois aiguilles, des index délicats, éventuellement une petite date – il n’en faut pas plus pour créer de superbes montres femme à remontage manuel. Une recette à succès dans toutes les gammes de prix.