Perfection technique, qualité magistrale et plaisir pour toute une vie : quiconque débourse des milliers d’euros pour un garde-temps de luxe est en droit d’attendre un produit irréprochable. Pourtant, même les manufactures les plus réputées ne sont pas à l’abri d’un défaut de matériau ou de fabrication. Depuis le 1er juillet 2018, les clients d’Omega bénéficient d’une sécurité accrue dans de tels cas, puisque la marque de luxe porte sa garantie à 5 ans. Nous vous expliquons ci-dessous les détails à prendre en compte.
24 mois, c’est la norme
Si l’on compare la nouvelle garantie Omega aux durées de garantie des autres fabricants, les cinq ans promis font très bonne figure. Non seulement la plupart des marques du milieu de gamme supérieur, comme Breitling, Oris ou Sinn, mais aussi des manufactures haut de gamme telles qu’Audemars Piguet ou Breguet n’offrent que deux ans.
Sachant que les marques d’entrée de gamme Tissot et Certina proposent la même durée de garantie, 24 mois ne peuvent vraiment pas être considérés comme une prestation exceptionnelle.
Le pionnier en la matière est d’ailleurs Rolex : depuis 2015 déjà, les montres du fabricant genevois bénéficient d’une garantie d’au moins cinq ans.
Les détails importants de la garantie Omega
Qu’il s’agisse d’une voiture, d’électroménager ou d’autres produits, les consommateurs savent que les garanties sont toujours assorties de nombreuses conditions. La nouvelle garantie d’Omega ne fait pas exception.
En effet, seul un garde-temps acheté neuf à partir du 01/07/2018 bénéficie des 5 ans de garantie évoqués.
La nouvelle réglementation n’entraîne donc aucune prolongation de garantie pour les modèles acquis avant cette date. Par ailleurs, la garantie internationale du fabricant couvre exclusivement les défauts de matériau et de fabrication existant au moment de la livraison de la montre.
De plus, les conditions d’Omega exigent un certificat de garantie daté, complet et correctement rempli. Correctement signifie ici que le cachet doit provenir d’un revendeur agréé.
Des règles distinctes pour les montres de remplacement
Si ces conditions sont remplies, les clients peuvent compter sur une réparation gratuite des défauts. Toutefois, si le défaut est si grave qu’une réparation s’avère inappropriée, la montre est remplacée par un modèle identique ou similaire. Dans un cas extrême, le propriétaire d’un modèle en édition limitée ou rare pourrait donc être dédommagé par une autre montre que l’originale, si celle-ci n’est plus disponible.
Pour les montres de remplacement, la garantie internationale du fabricant est en principe de 24 mois ; les garde-temps dotés de l’échappement Co-Axial d’Omega bénéficient de trois ans, et les versions associant échappement Co-Axial et spiral en silicium Si14 de quatre ans. Les montres de remplacement équipées des calibres 8500 et 8501, montés dans certains modèles Seamaster, bénéficient elles aussi de quatre ans de garantie. Vous trouverez de plus amples informations sur l’ensemble des conditions de garantie sur le site d’Omega.
Quand la garantie Omega ne s’applique pas
5 ans de garantie, cela semble équitable – et c’est le cas, à condition de respecter les conditions fondamentales. Bien souvent, pourtant, une question demeure : quand ai-je droit à un remplacement, et quand non ?
La garantie internationale du fabricant Omega comporte donc une série de restrictions bonnes à connaître. Ainsi, non seulement la durée de vie de la pile, mais aussi toute usure normale, par exemple des rayures sur le verre ou des altérations de couleur du métal, sont exclues de cet engagement de service.
Les accidents, comme une chute, relèvent de la catégorie « manque de soin » et ne peuvent pas non plus justifier un dédommagement. Pour les réparations et l’entretien, les acheteurs doivent impérativement vérifier la certification de l’atelier concerné. En effet, si un atelier non agréé par Omega cause des dommages, l’acheteur en porte la responsabilité et doit s’attendre à un refus de prise en charge sous garantie.
Indépendamment de la garantie du fabricant décrite jusqu’ici, il peut bien entendu exister une garantie distincte proposée par le revendeur. Celle-ci relève toutefois de la seule responsabilité du revendeur.
Prolonger efficacement la durée de vie de votre chef-d’œuvre
Bien que les informations précédentes concernent explicitement la garantie d’Omega, il faut s’attendre à des conditions très similaires chez les autres fabricants. Mais au-delà de la question de savoir quels dommages sont pris en charge ou non, tout amateur d’horlogerie souhaite naturellement préserver ses trésors le mieux possible. La question de la révision fait notamment souvent débat : à quelle fréquence cette coûteuse intervention doit-elle être réalisée ? Et influe-t-elle sur la garantie ?
La bonne nouvelle : la garantie internationale du fabricant reste valable indépendamment d’une révision réalisée dans les règles de l’art.
Cela tient au fait que les fabricants eux-mêmes recommandent un intervalle de « seulement » quatre à cinq ans – la première révision interviendrait donc précisément à la fin des 5 ans. Quant à savoir si l’on respecte vraiment ce rythme, c’est la décision personnelle de chaque propriétaire.
Au plus tard en cas d’irrégularités, comme une baisse de précision de marche ou des bruits inhabituels, il convient de se rendre chez un revendeur spécialisé et d’investir dans une révision. La durée de vie d’une montre-bracelet ne dépend pas seulement d’un entretien dans les règles de l’art, mais aussi de son usage au quotidien. Outre les ennemis « classiques » que sont l’eau, les températures extrêmes ou les produits chimiques, les champs magnétiques peuvent eux aussi causer des dégâts considérables.
Sur les chronographes, il faut absolument éviter d’actionner les poussoirs sous l’eau, car ceux-ci ne sont généralement pas étanches. En respectant ces conseils, rien ne s’oppose à une longue vie sans faille pour votre montre.


